Le Pianocktail

Un peu d’histoire
En février 2009 s’ouvre au 304 rue haute le Pianocktail (mot valise inventé par Boris Vian dans son livre  » L’écume des jours » ). Les initiateurs de ce projet sont d’une part  François Tirtiaux et son équipe d' »Antonin Artaud » centre de jour institutionnalisé du centre de Bruxelles et d’autre part Charles Burquel et » le collectif à vif » association de fait non institutionnalisée composée de
th
professionnels  de la santé mentale et de quelques usagers dont le point commun est la clinique St Jean de Bruxelles où ils se sont rencontrés.
les groupes se partagent les permanences qui sont tenues au début par des pros avec des usagers puis peu à peu cette différence s’estompe et les permanences sont assurées par deux membres de l’assemblée participative sans distinction usagers pro. Une des grosses différences qui existe entre les centres de jour et le pianocktail est que personne ne peut percevoir un salaire pour son implication au Pianocktail. Cette différence est très importante.Elle signifie que personne n’a plus de droits qu’un(e) autre d’être là. Cette différence et d’autres raisons vont cependant après quelques années décourager certains membres du « collectif à vif » et la quasi totalité d' »Antonin Artaud » jusqu’à l’arrêt de François Tirtiaux de ses fonctions de directeur d' »Antonin Artaud « et de son implication dans le Pianocktail. Le nouveau directeur ne voulant pas obliger son personnel et ses stagiaires à venir prester bénévolement des heures au piano, le centre de jour se retire en 2016 du Pianocktail et quitte le conseil d’administration laissant le « collectif à vif » guider seul le navire. Les assemblées participatives se déroulent alors  essentiellement  avec des usagers et un ou deux membres du CA parfois même sans aucun membre du CA .Cette dernière situation pour intéressante qu’elle puisse être pour les prises de responsabilités individuelles qu’elle génère va amener qu’à une de ces AP la revendication de certains d’ouvrir le CA à des non-professionnels et de modifier les statuts va provoquer d’une part la décision du CA,  pour la première fois dans l’histoire du Pianocktail,  de ne pas avaliser une décision de l’AP et d’autre part va causer le départ de certains membres très actifs du Piano. En 2018 une lettre du CPAS va causer un certain effroi au sein du Piano. Le CPAS met fin à notre bail et nous demande de partir pour le 30 septembre 2018. Après une grosse mobilisation de tous nos sympatisants,  le CPAS nous convie à signer un nouveau bail de neuf ans à partir du premier octobre 2018 .On en est là ,en route pour de nouvelles histoires